La planète du sexe 800

Résumé :

À sept cents années-lumières de la Terre, autour d’une étoile rouge, gravite une planète dont les habitants ressemblent trait pour trait aux êtres humains. Les femmes y sont d’une beauté surnaturelle. Comme elles ont beaucoup de loisirs et ont un tempérament très chaud, le sexe est leur passe-temps favori. Elles apprécient particulièrement les hommes de la Terre, surtout ceux que la nature a pourvus d’une imposante virilité. C’est ce qui vaudra à Mathieu, jeune homme bien membré, d’être « invité » chez elles. Il en sera ravi mais devra apprendre à obéir à sa maîtresse Kaenima, car ce sont les femmes qui détiennent l’autorité. Il découvrira aussi certains aspects plus sombres de cette planète, où il n’y a pas que la végétation qui est noire.

Mon avis :

Après avoir eu un vrai coup de cœur pour L’amant de mes rêves d’Erika Sauw, je dois avouer avoir eu quelques réticences avant de commencer cette courte nouvelle principalement en raison de l’importante part de science-fiction qui ne fait pas partie de mon style habituel de lecture.

Et pourtant, j’ai passé un agréable moment de lecture grâce à ce petit récit qui se lit rapidement et de manière fluide.

Nous assistons donc à l’arrivée de Mathieu sur la planète Gamma Pictoris, un jeune homme de 19 ans qui a été enlevé par Kaenima, en raison de la taille importante de son sexe. Celle-ci deviendra ensuite sa maîtresse sur cette planète. Une situation qui ne sera pas pour déplaire à Mathieu, bien qu’il soit blessé dans son orgueil de devoir obéir à une femme.

J’ai évidemment apprécié cette planète où les femmes sont supérieures aux hommes, où les hommes sont utilisés avec le plaisir sexuel comme seul but et où certains tabous n’existent pas notamment lorsque Kaenima prête 927F, la nouvelle appellation de cet homme, à ses deux filles. De plus, ce récit est plein d’humour et de gentilles moqueries remettant à leur place les hommes qui se croient supérieurs mais qui, rappelons-le, ont quelques limites sexuelles.   

« Elle remarqua cependant très vite que le sexe de Mathieu avait beaucoup ramolli, même s’il n’avait guère perdu de sa longueur.

« Les mâles de la Terre doivent attendre un certain temps avant de recommencer à s’accoupler, expliqua Kaenima. Ils ne sont pas comme les nôtres.

— Pourquoi ?

— C’est comme cela qu’ils sont faits. Ils ne sont pas très résistants, et celui-là moins que les autres, apparemment. »

Mathieu faillit faire une réplique orageuse à Keanima, mais son pénis donnait cruellement raison à sa maîtresse. Malgré la présence d’une femme et de ses deux filles nues et avides de sexe, il se sentait incapable de rebander. »

La part de science-fiction est distillée de façon maîtrisée, avec de nombreuses descriptions nous permettant d’imaginer cette autre planète se trouvant à des années lumières de la nôtre.

« Dans un ciel rougeoyant, trônait un soleil plus grand mais moins lumineux que celui de la Terre, que l’on pouvait regarder sans s’aveugler. Ses rayons chauffaient pourtant beaucoup la peau. Du sol, s’élevaient des végétaux délirants, aux feuilles totalement noires. Ils créaient une atmosphère d’autant plus angoissante que le ciel avait un aspect crépusculaire, même s’il devait être dans les alentours de midi. Les pieds de Mathieu et de ses compagnes foulaient un sol recouvert non pas d’herbe, mais d’une sorte de mousse envahissante, d’où émergeaient çà et là quelques plantes un peu plus claires évoquant des fleurs. »

Les scènes de sexe, quant à elles, sont plutôt bien racontées et ne font que renforcer le côté agréable de la lecture.

« Après encore quelques mouvements semblables à ceux d’un animal en train d’expirer, il s’effondra sur son amante, haletant, le corps en sueur. Les seins de Kaenima étaient écrasés contre son torse ; leurs joues se touchaient avec une sorte de tendresse qui contrastait avec la sauvagerie des précédents assauts. Ils restèrent longtemps emboîtés l’un dans l’autre, leurs respirations se calmant progressivement. »

En conclusion, il s’agit là d’une nouvelle originale, bien écrite, qui nous embarque rapidement sur une autre planète jusqu’à une fin pleine d’humour.

Je remercie les Editions Artalys pour cette lecture.

http://editions-artalys.com/erotique-2/la-planete-du-sexe/