Aujourd’hui sont sortis deux livres rendant hommage aux victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 dont les bénéfices seront reversés soit à Charlie Hebdo (5 euros pour le livre de proche) soit aux familles des victimes des attentats (10 euros pour la BD).

La BD est Charlie

La Bd Est Charlie

Cette BD regroupe les dessins réalisés par des dessinateurs du monde entier suite aux attentats survenus à Paris.

Nous retrouvons donc des dessins plus ou moins connus du grand public, certains que nous avons déjà pu voir et revoir dans la presse, d’autres que nous n’avons jamais vus mais globalement ils sont tous de qualité. Bien sûr, certains dessins nous parlent plus que d’autres, nous touchent plus que d’autres mais il est évident que nous passons un bon moment à feuilleter ce livre, que ce soit d’une traite ou en piochant un dessin par ci par là. La majorité des dessins, voulant rendre hommage, semblent avoir été réalisés sous le coup de l’émotion, quelques-uns se ressemblent mais d’autres sortent nettement du lot et transmettent une véritable volonté de dénoncer ce qui dérange. J’aurais aimé en avoir davantage dans un style un peu plus percutant, justement dans la ligne de certains dessins de Charlie Hebdo, malgré tout, chaque dessinateur, tout en gardant son style, a participé à la réalisation d’un bel hommage à travers cet ouvrage qui mérite d’être parcouru.

Tous les dessins n’ont pas pu être publiés mais il est possible de les retrouver en intégralité sur la page Facebook du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême :

-          http://on.fb.me/1xoiTcR

Nous sommes Charlie : 60 écrivains unis pour la liberté d’expression

Je n’ai pas encore lu cet ouvrage (avis à venir) mais pour le moment je n’en ai lu qu’un avis plutôt mitigé qui trouve cet ouvrage un peu bâclé malgré la présence de nombreux auteurs de talent.

Relevons quand même l’avis du Figaro qui y a trouvé quelques pépites : « Il y a, cependant, des pépites parmi ces 60 textes, en dehors des quatre classiques (pourquoi n'y en a-t-il pas plus d'ailleurs?). Des textes qui surprennent, comme celui de Maxime Chattam qui raconte que, à l'automne 2014, il entamait l'écriture d'un thriller qui se déroule dans les milieux islamistes avec une fin où deux groupes de terroristes coordonnés prennent chacun un site en otage. «Dois-je dire que, début janvier 2015, j'ai été soufflé par la réalité?» Il y a des textes qui apportent une valeur ajoutée à tout ce qu'on a pu lire et entendre. Mention spéciale aussi aux écrits de Noëlle Châtelet (une lettre à Voltaire), Frédérique Deghelt, Dominique Fernandez, René Guitton (sur les convertis de fraîche date et ce qu'on associe au mot «islamisme»), Anne Nivat, ou Bernard-Henri Lévy («ce qui restera du 11 janvier»). »

Pour ma part, je dois admettre que ce qui m’a le plus marquée en feuilletant ce livre c’est l’inégalité des textes ; certains occupent plusieurs pages alors que d’autres ne dépassent pas les 4-5 lignes, mais bon espérons que la qualité ne dépende pas de la quantité et que chacun trouvera des textes qui lui parlent et qui sortent du lot à ses yeux malgré un recueil qui semble avoir été fait dans la précipitation.